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23 octobre 2025

Rabat, le 21 octobre 2025 – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) organise, en coopération avec le Département de l’Énergie des États-Unis (DOE) et la National Nuclear Security Administration (NNSA), un atelier régional pour l’Afrique francophone sur le thème « L’intelligence artificielle et l’atténuation des menaces internes dans le domaine de la sécurité nucléaire », qui se tient à Rabat du 21 au 23 octobre 2025.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des activités du Groupe international de travail INFCIRC/908, créé en 2016 sous l’égide de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Ce groupe vise à soutenir l’AIEA dans l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de formation avancée sur la prévention et l’atténuation des menaces internes, à travers une approche graduée et axée sur les risques.

Cette rencontre régionale réunit des représentants des autorités de sûreté et de sécurité nucléaires de plusieurs pays africains francophones – notamment le Burkina Faso, le Cameroun, Madagascar, le Niger, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Sénégal – aux côtés de responsables issus de divers départements et institutions nationales.

Elle vise à sensibiliser les participants à la sophistication croissante des technologies liées à la science des données et à l’intelligence artificielle, ainsi qu’à leurs implications sur les stratégies de prévention et d’atténuation des menaces internes dans le secteur nucléaire et radiologique, un domaine en pleine expansion sur le continent africain.

Animé par des experts du DOE/NNSA et de la Fédération des Agences Nucléaires de Contrôle (FANC, Belgique), l’atelier comprend des présentations techniques, des discussions interactives et des études de cas destinées à identifier les bonnes pratiques et les approches concrètes pour une utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans les programmes de sécurité nucléaire.

Dans son allocution d’ouverture, M. Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMSSNuR, a souligné que « l’intelligence artificielle recèle un potentiel prometteur pour faire progresser les applications nucléaires et radiologiques dans les domaines médical, industriel et énergétique. En tant qu’autorités de sûreté et de sécurité, nous devons comprendre en profondeur ces technologies émergentes afin de développer les cadres réglementaires, guides et autorisations nécessaires à leur mise en œuvre sûre et responsable ».

Il a également mis le point sur l’importance de cet atelier comme plateforme d’échanges autour des défis communs liés à l’intelligence artificielle et aux menaces internes, notamment en matière de détection et de prévention des comportements à risque et de leur intégration dans les systèmes de protection physique existants.

Les discussions de l’atelier portent sur les aspects éthiques, juridiques et techniques liées à la collecte, l’analyse et la gestion des données sensibles, ainsi que sur les enjeux de confiance, de confidentialité et d’acceptation des nouvelles technologies dans le domaine de la sécurité nucléaire. Ces échanges aboutiront à la préparation d’un recueil de bonnes pratiques sur l’introduction et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’atténuation des menaces internes, destiné à la communauté internationale de la sécurité nucléaire.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts de l’AMSSNuR pour promouvoir une culture durable de sécurité et renforcer la résilience des régimes de sécurité nucléaire en Afrique et au-delà.


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3 octobre 2025

Rabat, le 29 septembre 2025 – En partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a organisé, à Rabat, du 29 septembre au 3 octobre 2025, un atelier interrégional consacré au développement et au renforcement des ressources humaines dans le domaine de la sécurité nucléaire. Cet événement s’est tenu dans le cadre des efforts continus visant à renforcer les capacités nationales et régionales en la matière.

Le Secrétaire Général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), M. Reda NOUR, a inauguré les travaux de l’atelier interrégional sur le développement et le renforcement des ressources humaines nécessaires aux programmes de sécurité nucléaire. Lors de son mot d’ouverture, M. Nour a mis en avant que le développement des ressources humaines constitue le socle de la stratégie de l’AMSSNuR. Cette stratégie vise à renforcer les capacités de l’Agence et à étendre ses programmes de coopération, tant au niveau national qu’international, dans le domaine de la sûreté nucléaire et au-delà, à travers la formation, la gestion des connaissances et la promotion d’une culture de sûreté et de sécurité.

Il a également souligné que le renouvellement, en septembre 2025, de la désignation de l’AMSSNuR comme premier Centre collaboratif de l’AIEA en Afrique témoigne de la volonté du Royaume de partager son expertise et de renforcer son leadership régional. Il a enfin présenté cet atelier comme une plateforme d’échange et de coopération essentielle pour développer durablement les ressources humaines nécessaires à la sécurité nucléaire.

Destiné aux pays arabes (Iles Comores, Egypte, Jordanie, Kuwait, Liban, Mauritanie, Maroc, Oman, Arabia Saoudite, Soudan, Tunisie et Yémen), Cet atelier a pour objectif d’aider les autorités nationales de sécurité nucléaire à appliquer les bonnes pratiques de développement des ressources humaines édictées par l’AIEA et à établir des programmes solides fondés sur une approche systématique de la formation et du renforcement des compétences.

Animés par des experts de l’AIEA et de l’AMSSNuR, cet atelier a permis aux participants de bénéficier des discussions de groupe, des études de cas et des exercices pratiques axés sur les principaux défis liés au développement des ressources humaines en sécurité nucléaire, le rôle du leadership et de la gestion des connaissances, les stratégies d’attraction et de fidélisation des compétences qualifiées, ainsi que les moyens d’assurer la durabilité des programmes par l’amélioration continue.


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26 septembre 2025

Rabat, le 22 septembre 2025 – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a abrité, du 22 au 26 septembre 2025 à Rabat, un atelier national sur le développement de la réglementation relative à la cybersécurité appliquée à la sécurité nucléaire des installations nucléaires et radiologiques.

Organisé, en coopération avec le Département de l’Énergie des États-Unis (DOE) et la National Nuclear Security Administration (NNSA), cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération bilatérale, établi par l’AMSSNuR avec cette institution américaine depuis 2019 et qui a été renouvelée en marge de la conférence générale de l’AIEA tenue à Vienne du 15 au 19 septembre 2025.

Cette formation, à laquelle ont pris part une vingtaine de représentants des institutions et autorités nationales concernées, a pour objectif de renforcer les capacités humaines et de les doter des outils nécessaires à l’élaboration d’un cadre réglementaire adapté aux cybermenaces présentes au niveau des installations nucléaires et radiologiques.

Dans ce cadre, des exercices pratiques, des études de cas et des présentations ont été préparés pour permettre aux participants d’approfondir leur compréhension des enjeux de la cybersécurité appliquée aux installations nucléaires et radiologiques, d’intégrer les enseignements de l’atelier dans les pratiques nationales et de renforcer la coopération entre l’ensemble des parties prenantes.

Cette formation s’inscrit également dans le cadre de la promotion d’une culture de sécurité nucléaire et radiologique au Royaume du Maroc et les efforts continus de l’AMSSNuR dans le cadre de la protection physique des matières nucléaires et autres matières radioactives conformément aux orientations de la sécurité nucléaire de l’AIEA.


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11 septembre 2025

Rabat, le 10 septembre 2025 – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a accueilli ce mardi 10 septembre, au siège de l’Agence à Rabat, la troisième réunion du Comité de Pilotage (CoPil) du projet 440-866, intitulé « Support à l’AMSSNuR pour la mise en place d’un système de monitoring radiologique du territoire marocain ».

Cette rencontre a réuni les représentants de la Commission Européenne, du Service Public Fédéral Économie de Belgique (SPF Economie), de l’Agence Belge de Développement (ENABEL), de l’Institut National des Radioéléments (IRE) de Belgique, ainsi que ceux de l’AMSSNuR.

Dans son allocution d’ouverture, M. Reda NOUR, le Secrétaire Général de l’AMSSNuR a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le Royaume du Maroc, qui s’inscrit dans le renforcement des capacités nationales en matière de surveillance radiologique de l’environnement, en appui au dispositif national ELMARSAD (Environmental Live Moroccan Automatic Radiological Surveillance and Detection), dédié à la mesure en temps réel de la radioactivité présente dans l’environnement sur l’ensemble du territoire marocain, ainsi que dans la coopération internationale pour la protection de la population et de l’environnement. Il a également salué l’engagement des partenaires européens et marocains dans la mise en œuvre d’un système de surveillance radiologique moderne et intégré, conforme aux standards internationaux.

Cette réunion a constitué une étape clé pour dresser le bilan d’avancement du projet, discuter des actions à venir, et examiner les aspects liés au planning, au budget et aux points d’attention nécessitant un suivi particulier. Elle a permis également de consolider les échanges entre les différentes parties prenantes et de réaffirmer l’engagement collectif en faveur d’un suivi rigoureux des progrès réalisés.

Avec ce projet, l’AMSSNuR confirme sa volonté d’assurer une surveillance radiologique efficace et durable sur l’ensemble du territoire marocain, tout en consolidant son rôle de régulateur exemplaire et de partenaire actif de la communauté internationale dans le domaine de la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques.


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10 juin 2025

Pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) publie dans son rapport annuel de mise en œuvre des garanties nucléaires au titre de l’année 2024 que le Royaume du Maroc bénéficie de la conclusion élargie attestant que toutes les matières nucléaires présentes sur le territoire national sont exclusivement utilisées à des fins pacifiques.

Cette attestation reflète la robustesse de l’infrastructure réglementaire du Royaume, son engagement indéfectible en faveur de la transparence nucléaire, ainsi que le strict respect des obligations internationales en matière de non-prolifération des matières nucléaires.

S’agissant du niveau d’assurance le plus élevé accordé par l’AIEA, cette conclusion est la concrétisation de plusieurs années d’activités de vérification effectuées dans le cadre de l’accord de garanties généralisées et de son protocole additionnel, ratifiés par le Royaume du Maroc respectivement en 1975 et en 2011.

Ces activités de vérification concernent à la fois les informations fournies sur les installations nucléaires, les emplacements hors installations, leurs opérations, ainsi que sur les matières et technologies nucléaires.

Ce résultat témoigne des efforts importants déployés par l’AMSSNuR et les autres parties nationales concernées pour assurer la mise en œuvre des engagements pris par le Royaume du Maroc dans le cadre du traité de non-prolifération et des accords conclus avec l’AIEA.


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30 mai 2025

Dans le cadre de la coopération militaire Maroco-Américaine en matière de gestion des catastrophes, un exercice de lutte contre les Armes de Destruction Massive C-WMD s’est déroulé mardi, au port militaire d’Agadir.

Cet entraînement a eu lieu à l’occasion de l’exercice combiné maroco-américain « African Lion 2025 » qui se tient conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales.

Il est axé principalement sur la conduite des opérations de reconnaissance, de neutralisation des Armes de Destruction Massive improvisées, des engins de dispersion radiologique et de décontamination NRBC.

Cet exercice vise à rehausser davantage les capacités opérationnelles et tactiques des compagnies NRBC, Sauvetage Inondations (Plongée) et EOD de l’Unité de Secours et de Sauvetage des FAR pour faire face à une situation de crise présentant des risques radiologiques, chimiques et explosifs.

A travers un scénario mettant en œuvre les moyens personnels et matériels des compagnies NRBC, Sauvetage Inondations et EOD de l’Unité de Secours et Sauvetage des FAR, cet exercice a été conçu à l’effet de s’entraîner sur les techniques de décontamination des navires et développer les procédures en matière de lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (EEI).

Axé sur un scénario interconnecté très proche de la réalité, le thème de l’exercice de lutte contre les Armes de Destruction Massive permettra aux compagnies NRBC, Sauvetage Inondations et EOD de l’Unité de Secours et Sauvetage des FAR d’intervenir efficacement pour gérer un incident impliquant des agents chimiques, radiologiques et explosifs.

Le scénario de cet exercice qui s’est déroulé en présence notamment du Général de Division Mohammed Benlouali, Chef d’État-major de la Zone Sud et du Général de Brigade Daniel Cederman, commandant général adjoint-réserve- de la Force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine-Afrique (SETAF-Africa), consiste en une intervention pour sécuriser le port d’Agadir à l’arrivée du navire suspect transportant des matières de Destruction Massive.

En effet, les forces spéciales marocaines et ghanéens ont lancé une opération de visite sur le navire en utilisant des techniques d’assaut maritime avant de prendre le contrôle complet du navire et sécuriser la zone.

Par la suite, les équipes des forces spéciales ont entrepris une inspection minutieuse du navire qui révélera la présence de matériels et d’équipements associés à des agents de destruction massive (ADM).

Des laboratoires clandestins et des conteneurs d’agents chimiques ont été découverts dans divers compartiments du navire.

Les équipes NRBC et EOD de l’USS vont être déployées pour évaluer et neutraliser les menaces, en utilisant un drone et des équipements spécialisés.

En parallèle, les plongeurs de l’USS, assisté par les plongeurs spécialisés de la Marine Royale, ont inspecté la coque pour détecter tout engin explosif potentiel, les experts de l’Agence de défense et de réduction des menaces (DTRA) ont supervisé la reconnaissance technique et recommandé des mesures spécifiques pour la gestion des agents chimiques.

Enfin, l’équipe NRBC de l’USS a procédé aux opérations de décontamination, de triage, de prise en charge médicale, ainsi que d’évacuation aérienne et terrestre des victimes pour recevoir les soins nécessaires.

Lancé le 12 courant, l’Exercice « African Lion 2025 » se déroule jusqu’au 23 mai, dans les régions d’Agadir, Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit.

Il vise à renforcer la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis, à développer l’interopérabilité et à renforcer les capacités d’intervention dans un contexte multinational, contribuant ainsi à la promotion de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région.

La 21ème édition de l’Exercice « African Lion » inclue également des actions parallèles à caractère humanitaire et social.

Source: Rédigé par L’Opinion avec MAP Mardi 20 Mai 2025.


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26 avril 2025

Dans le cadre de sa mission d’intelligence prospective, l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) a organisé, les 24 et 25 avril 2025, une Journée de réflexion sur l’avenir du nucléaire dans le monde et au Maroc.

Ayant réuni un panel de haut niveau, composé de représentants de l’Agence internationale de l’énergie atomique, d’organismes et de cabinets internationaux en charge du nucléaire, du département ministériel marocain et des institutions nationales, impliqués dans le développement de cette forme d’énergie ainsi que des experts marocains et étrangers en électronucléaire, sécurité et sûreté nucléaires, cette rencontre a constitué une occasion idoine pour dresser un état des lieux des avancées technologiques dans le domaine du nucléaire civil à l’échelle mondiale. Elle a, également, permis d’explorer les synergies potentielles entre l’énergie nucléaire et la production d’hydrogène vert, de faire le point sur les capacités actuelles du Royaume en matière d’applications nucléaires et d’examiner les principaux défis à relever – qu’ils soient d’ordre réglementaire, humain, technique ou financier.

Les échanges nourris qui ont jalonné cet évènement stratégique ont donné lieu à l’émergence d’idées novatrices en matière d’orientations stratégiques. Celles-ci ont été traduites en mesures concrètes, structurées sous la forme d’une feuille de route, visant à jeter les bases de l’édification, à moyen et long terme, d’une filière nucléaire civile pérenne, au service de la transition énergétique du Maroc et de la décarbonation de son économie.

Source: Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES)


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8 avril 2025

Rabat, 04 avril 2025Monsieur Saïd Mouline, Directeur Général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), accompagné du Secrétaire Général et des directeurs de départements métiers, a accueilli, ce jour, une délégation française conduite par Monsieur Hervé Morin, Président de la région Normandie, dans le cadre d’une visite officielle au Maroc, accompagné de Présidents d’université et d’école d’ingénieurs.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties d’examiner les perspectives de coopération dans le domaine de la formation, en particulier en matière de radioprotection, de développement des compétences et de renforcement des capacités des professionnels du secteur nucléaire et radiologique.

M. Saïd Mouline, après avoir salué l’excellence des relations entre les deux pays, a présenté à ses hôtes les principales missions de l’Agence, son rôle de régulateur national, ainsi que sa stratégie visant à consolider le système national de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques. Il a mis en lumière les efforts déployés en matière de formation, notamment à travers le lancement de l’École africaine des régulateurs, en partenariat avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), destinée à former les nouveaux régulateurs africains.

Pour leur part, les membres de la délégation française ont présenté une offre diversifiée de formations couvrant plusieurs volets : programmes de radioprotection, formations de formateurs, cours en ligne, et parcours universitaires. M. Hervé Morin a salué la spécificité et la solidité des relations maroco-françaises, soulignant que le Royaume du Maroc est un partenaire historique qui connait une belle dynamique de développement. Il a exprimé sa satisfaction quant à la volonté partagée d’établir une coopération concrète, durable et bénéfique.

La réunion s’est conclue sur un engagement commun à approfondir cette collaboration, en définissant des modalités de mise en œuvre de projets conjoints visant à renforcer les compétences dans les domaines nucléaires et radiologiques.

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8 avril 2025

Vienne, 17-28 mars 2025 – Conformément aux dispositions de la convention commune de la sûreté de gestion des déchets radioactifs et de la sûreté du combustible usé, ratifiée par notre pays en 2002, une délégation nationale composée des représentants de l’Ambassade du Maroc à Vienne/Autriche,  l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) et le Centre National d’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) a participé du 17 au 28 mars  2025 aux travaux de la 8ème réunion d’examen des rapports nationaux par les parties contractantes.

En ouvrant les travaux de cette huitième réunion, le Directeur Général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (IAEA), Monsieur Rafael GROSSI, a souligné l’intérêt croissant des États membres pour la technologie des petits réacteurs modulaires (PRM) et a précisé que cette rencontre constitue une occasion opportune et cruciale pour réfléchir aux enseignements tirés du passé et de réaffirmer l’importance d’une planification et d’une mise en œuvre précoces des politiques et stratégies de gestion sûre des déchets radioactifs et du combustible usé pour l’avenir.

Organisée au siège de l’AIEA à Vienne/Autriche, cette 8ème réunion a pour objectifs de présenter les rapports nationaux des pays contractants portant sur la sûreté de gestion des déchets radioactifs et du combustible usé dans le cadre d’un processus efficace, rigoureux et transparent conduisant à l’identification des bonnes pratiques et des bonnes performances et permettant de renforcer davantage le régime mondial de la sûreté. Ainsi, plus de 1000 délégués, représentant les 77 pays contractants à cette convention répartis en huit Groupes, se sont réunis pendant dix jours pour partager leurs expériences et les enseignements tirés de la gestion sûre, sécurisée et responsable du combustible usé et des déchets radioactifs et également pour apporter les clarifications aux différentes questions posées à chaque pays.

S’agissant du rapport national, le représentant de l’AMSSNuR, en sa capacité du point focal de cette convention, a délivré, le 18 mars 2025, la présentation marocaine dans le cadre des travaux du Groupe 5 où se trouve notre pays avec le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Argentine, EURATOM, la Thaïlande, le Benin, l’Érétrie, le Madagascar et l’Oman.

Cette présentation a porté sur le programme national de la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé notamment le cadre législatif, réglementaire et institutionnel impliqué dans ce processus ainsi que l’inventaire national des déchets radioactif et des sources scellées radioactives hors usage. Elle a couvert également les évolutions du programme national depuis la 7ème réunion d’examen, en 2023, ainsi que les problèmes communs qui y ont été identifiés et les efforts déployés par le Maroc pour améliorer la sûreté de gestion des déchets radioactifs. Dans ce même cadre, la présentation nationale a été focalisée sur les réponses aux questions et commentaires posés au Maroc lors du processus de la 8ème réunion d’examen aussi bien que les actions de bonnes pratiques et les bonnes performances entreprises par notre pays.

À l’issue de cette présentation, les représentants des parties contractantes du Groupe 5 ont apprécié les efforts déployés par notre pays en termes d’approche réglementaire adoptée et des pratiques opérationnelles mises en place pour renforcer et assurer, à long terme, la sûreté de la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé. 

Quant au volet réglementaire, les membres du Groupe 5 ont salué le développement et la certification du système de gestion intégré de l’AMSSNuR qu’ils ont qualifié de bonne pratique contribuant à la bonne gouvernance et à la promotion de la culture de sûreté. Cette bonne pratique sera répertoriée dans la base de données de la convention commune ouverte à toutes les parties contractantes.

En ce qui concerne les bonnes performances encouragées par la convention commune, les résultats des missions EPREV et IRRS, abritées par notre pays respectivement en 2022 et 2023, ainsi que les efforts fournis au niveau national ont été hautement appréciées comme étant des valeurs de transparence et de bonne gouvernance à partager au niveau régional et international.

Il convient, par ailleurs, d’indiquer que, sur proposition de la présidence de cette 8ème réunion, le Maroc a été invité à une table ronde qui a lieu le 24 mars 2025 dont l’objectif est de partager son expérience dans le domaine du Knowledge Management appliqué à la gestion des déchets radioactifs et la gestion des sources radioactives scellées hors usage au niveau national.  


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3 avril 2025

Rabat, le 25 mars 2025 – Dr. Leila Benali, Ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable, a présidé la huitième session du Conseil d’Administration de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR).

Lors de son allocution, Madame la Ministre a souligné le rôle stratégique de l’AMSSNuR dans le renforcement de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques, en alignement avec les standards internationaux les plus rigoureux. Elle a mis en avant les efforts entrepris pour la mise en œuvre de la loi n° 142-12, régissant la sûreté et la sécurité dans ces domaines.

Depuis 2021, l’AMSSNuR a accéléré l’adoption des textes réglementaires, résultant en la publication de six d’entre eux au Bulletin Officiel, tandis que quatre autres sont en cours d’approbation. L’année 2024 a également marqué une progression notable des activités d’autorisation et de contrôle, avec la délivrance de 2 658 autorisations – soit une moyenne de 221 par mois – enregistrant une hausse de 25 % par rapport à 2023. Par ailleurs, 240 inspections ont été menées, couvrant 850 installations utilisant des sources de rayonnements ionisants dans les domaines de la santé, l’agriculture et l’industrie.

Sur le plan de la coopération internationale, Madame Benali a réaffirmé l’engagement du Maroc à moderniser son cadre réglementaire. Elle a salué la mission de Service d’Examen Réglementaire Intégré (IRRS) accueillie en novembre 2023, qui a formulé 19 recommandations, 6 suggestions et 4 bonnes pratiques. La Ministre a également mis en avant la signature d’un programme-cadre de coopération avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) pour la période 2024-2029, doté d’un budget de 3 millions d’euros. Ce programme vise la mise en œuvre de neuf projets prioritaires relatifs à la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques.

Par ailleurs, M. Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMSSNuR, dans sa présentation des réalisations de l’Agence pour 2023 et 2024, a mis en avant les avancées majeures dans les missions de régulation, notamment en matière de délivrance d’autorisations, d’inspection et de surveillance. Il a également souligné le renforcement des relations bilatérales et multilatérales, ayant conduit à la création de l’École Africaine des Autorités de Régulation, en partenariat avec l’AIEA. Cette initiative illustre le leadership de l’AMSSNuR au niveau continental.

De plus, l’Agence a intensifié sa coopération avec la Commission Européenne et l’Institut Belge des Radioéléments (IRE-Lab) pour élargir le réseau national de surveillance radiologique, baptisé « ELMARSAD ». En outre, l’AMSSNuR a renforcé ses capacités en développement des ressources humaines par la mise en place d’un programme de formation visant à qualifier des experts hautement compétents, assurant ainsi la pérennisation des expertises et l’amélioration du contrôle réglementaire en matière de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques.

Les travaux de cette session ont été marqués par des échanges constructifs entre les membres du Conseil d’Administration, qui ont unanimement salué les réalisations et ambitions présentées par M. Saïd Mouline. Un consensus a été dégagé sur la nécessité de maintenir et d’élargir le soutien à l’Agence pour renforcer son efficacité et sa contribution aux politiques socio-économiques de l’État.

En conclusion, Madame Leila Benali a salué les performances remarquables de l’AMSSNuR, mettant en avant son rôle essentiel dans le contrôle réglementaire des applications des sources radiologiques et son apport au renforcement de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques.