Atelier national sur la promotion de la convention de sûreté nucléaire

À la suite de la ratification par le Royaume du Maroc de la convention sur la sûreté nucléaire (CSN), AMSSNuR organise, en coopération avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), du 17 au 18 juillet 2019, un atelier national pour la promotion de cette convention auprès de l’ensemble des parties nationales concernées, notamment des départements des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, de l’Intérieur et de la Santé, ainsi que de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable et du Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires.

La ratification, en mai 2019, de cette convention signée en 1994, montre la détermination de notre pays à maintenir et à améliorer le régime national de sûreté nucléaire et lui permettra de se conformer à toutes les conventions internationales en la matière.

L’objectif de cet atelier national vise à communiquer et à débattre de l’importance et de l’avantage à appliquer les dispositions de la convention de sûreté nucléaire aux installations et activités nucléaires existantes et futures, telles que définies par la loi n°142-12, en particulier en ce qui concerne la sélection des sites, la conception, la construction et la mise en service des installations nucléaires ainsi que leur exploitation, leur maintenance, la gestion des déchets qu’elles génèrent et leur déclassement.

A l’occasion de cet atelier, la partie marocaine a présenté la situation de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques, notamment les avancées réalisées au niveau de la réglementation, du contrôle, du développement des capacités humaines, de l’information et de la communication, ainsi que de la coopération régionale et internationale.

De leur côté, les experts de l’AIEA passeront en revue et débattront avec leurs homologues marocains les obligations associées à cette convention et les avantages indéniables que les États-Membres de l’AIEA peuvent en tirer, notamment par le biais des réunions d’examen, du processus d’évaluation par les pairs, de la préparation et de la présentation du rapport national sur l’état de la sûreté et des enseignements tirés d’autres pays.

En ratifiant cette convention, notre pays pourra partager son expérience et tirer profit des enseignements de toutes les parties contractantes en particulier du deuxième groupe où il a été placé et qui est composé des pays suivants : l’Australie, la Biélorussie, Cuba, l’Espagne, la France, la Libye, le Niger, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, la Slovénie, et la Syrie.

Pour rappel, 88 pays ont ratifié la Convention sur la Sûreté Nucléaire dont 48, soit 54 %, ne disposent pas de programme électronucléaire et participent activement aux travaux de ses commissions tout en profitant des meilleures pratiques internationales dans le domaine de la sûreté nucléaire.

Enfin, dans le cadre de la mise à niveau du cadre réglementaire national, AMSSNuR a élaboré des projets de décrets d’application de la loi n°142-12 et un projet de politique nationale de sûreté nucléaire où l’ensemble des principes de la CSN ont été repris et qu’elle pourrait mettre en valeur au niveau régional en Afrique.

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