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17 mai 2026

Vienne, 11-15 mai 2026 – Une expérience marocaine engagée en faveur du renforcement de la cybersécurité dans le monde nucléaire

Le Directeur Général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), Monsieur Saïd MOULINE, accompagné du Secrétaire Général de l’AMSSNuR, Monsieur Reda NOUR, ont participé aux travaux de la « International Conference on Computer Security in the Nuclear World : Securing the Future », organisée par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, du 11 au 15 mai 2026. Cette conférence a réuni les autorités compétentes et les experts internationaux afin d’échanger sur les enjeux émergents de la sécurité informatique appliquée au secteur nucléaire.

En marge de cette conférence internationale, le Royaume du Maroc a organisé le mardi 12 mai 2026 un Side Event intitulé “Sharing Experience on Emerging Threats of Cybersecurity and Artificial Intelligence”, consacré au partage de l’expérience marocaine face aux menaces émergentes liées à la cybersécurité et à l’intelligence artificielle.

Cet événement de haut niveau présidé par l’Ambassadeur représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Monsieur Azzeddine FARHANE, a réuni plusieurs personnalités de premier plan, notamment l’Ambassadrice du Royaume de Belgique à Vienne, Mme Caroline VERMEULEN, le Chargé d’Affaires des États-Unis d’Amérique à l’AIEA, M. Howard SOLOMON, la Directrice Générale Adjointe de l’AIEA, Mme Karine HERVIOU, ainsi que des représentants d’institutions internationales et d’organismes spécialisés engagés dans le renforcement de la cybersécurité nucléaire.

À cette occasion, le Directeur Général de l’AMSSNuR M. Saïd MOULINE a remercié lors de son mot d’ouverture les personnalités ayant pris part à cet événement de haut niveau tout en rappelant l’importance de la coopération internationale dans le renforcement des capacités des autorités de sûreté et de sécurité pour faire face efficacement aux menaces émergentes. Il a également souligné l’importance stratégique de la cybersécurité dans le contexte d’un environnement numérique en constante évolution et surtout lorsqu’il s’agit du monde nucléaire. Finalement il a mis en exergue les initiatives menées par l’AMSSNuR avec l’appui de ses partenaires internationaux, notamment l’AIEA, la National Nuclear Security Administration (NNSA) des États-Unis et l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire de Belgique (AFCN).

Ensuite, l’adjoint de la Cheffe de la NNSA des États-Unis M. Andrew VOGT a présenté la circulaire de l’AIEA « INFCIRC/908 » sur la menace interne, à l’occasion de son 10ème anniversaire, en décrivant les principales réalisations de ce Groupe de Travail International qui réunit plus d’une trentaine de pays en plus de l’INERPOL, ainsi que les futurs défis auxquels l’INFCIRC/908 doit faire face vu les menaces croissantes. Il a mis également en exergue le rôle principal de l’AMSSNuR dans l’organisation de l’événement régional en octobre 2025 à Rabat, sur la cybersécurité en faveur des pays africains francophones qui s’inscrit dans le cadre d’une coopération solide et à long terme entre les deux institutions (AMSSNuR et NNSA).

Dans le même cadre, le Secrétaire Général de l’AMSSNuR M. Reda NOUR a introduit durant sa présentation le contexte national quant à l’utilisation des applications nucléaires et radiologiques, et a rappelé l’engagement constant du Royaume du Maroc en faveur du renforcement du cadre national de sécurité nucléaire, en conformité avec les instruments internationaux juridiquement contraignants. Il a mis en avant le rôle actif du Maroc en tant que signataire de l’INFCIRC/908 sur la menace interne, et en tant que membre de son Groupe de Travail International depuis sa création en 2016. Il a également souligné les efforts déployés par l’AMSSNuR au cours des dernières années en matière de développement des capacités, de renforcement réglementaire et de coopération régionale à l’échelle africaine dans les domaines de la cybersécurité et de l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle.

La contribution de l’AMSSNuR à cette conférence internationale, consolide son engagement constant en faveur du renforcement du cadre national de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques, de la sécurisation des systèmes numériques critiques associés aux infrastructures vitales et aux installations sensibles, ainsi que le raffermissement de la coopération internationale afin de faire face aux défis émergents liés à la cybersécurité dans un domaine nucléaire en pleine digitalisation.


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15 mai 2026

Rabat, le 11 mai 2026 – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) abrite, du 11 au 22 mai 2026 à Rabat, l’Ecole de rédaction de la réglementation relative à la sûreté des déchets radioactifs et du déclassement, organisée dans le cadre des arrangements pratiques signés entre l’AMSSNuR et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) visant à renforcer l’infrastructure de sûreté radiologique en Afrique.

Cette école de rédaction de la réglementation ne constitue pas un simple cycle de formation. Elle se distingue par une approche opérationnelle reposant sur des séances de travail, d’encadrement, d’échange et de rédaction, au cours desquelles les participants seront appelés à élaborer ou à réviser, pour leurs pays respectifs, des projets de textes réglementaires.

Cette initiative vise ainsi à accompagner les États membres dans le développement, la révision et la mise en œuvre de leurs cadres réglementaires nationaux, en conformité avec les normes de sûreté de l’AIEA, notamment dans le domaine de la sûreté des déchets radioactifs et du déclassement.

Animée par des experts internationaux de l’AIEA et de l’AMSSNuR, cette Ecole connaît la participation de représentants des autorités réglementaires et des institutions concernées par la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques issus de plusieurs pays africains, notamment le Bénin, le Burundi, le Tchad, les Comores, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Gabon, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Togo et le Maroc.

L’objectif principal de cette école est de renforcer les capacités des participants en matière de rédaction de réglementations relatives à la gestion des déchets radioactifs, d’appuyer la planification des activités de déclassement des installations, et de contribuer au développement d’infrastructures réglementaires efficaces et durables au niveau du continent africain.

Le programme de cette Ecole, structuré autour de conférences, de travaux de groupe et d’exercices pratiques, porte notamment sur les cadres juridiques et réglementaires, les principes de sûreté, la gestion des déchets radioactifs, les stratégies de déclassement, ainsi que sur les processus d’élaboration et d’évaluation des projets de réglementation.

Dans son allocution d’ouverture, M. Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMSSNuR, a souligné que le renforcement des cadres juridiques et réglementaires constitue un pilier fondamental pour assurer une gestion sûre et durable des déchets radioactifs et des activités de déclassement. Il a également mis en avant l’importance de disposer de réglementations alignées sur les normes internationales de sûreté, ainsi que le rôle des exercices pratiques et des travaux de groupe dans le développement de compétences opérationnelles adaptées aux contextes nationaux.

Cette approche participative permettra aux participants d’acquérir des compétences pratiques en matière d’analyse des écarts, de rédaction réglementaire et d’évaluation par les pairs, contribuant ainsi à combler les lacunes existantes et à renforcer la conformité aux standards internationaux.

L’organisation de cette école s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’AMSSNuR et l’AIEA et reflète l’engagement du Royaume du Maroc en faveur du renforcement des capacités des autorités réglementaires africaines et du développement d’une expertise régionale solide en matière de sûreté radiologique.


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8 juillet 2025

Rabat, le 7 juillet 2025 – Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de coopération régionale Europe/Afrique financé par l’Union Européenne, l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a accueilli, du 7 au 10 juillet 2025 à Rabat, un atelier de formation et de partage d’expériences dans le domaine du leadership et de la culture de sûreté des autorités réglementaires.

Initié en février 2025 à Rabat sous la bannière « Strengthening nuclear safety regulatory capacity in Africa », ce projet de coopération régionale couvre huit thématiques visant à renforcer les capacités des organismes de réglementation dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection des pays partenaires africains.

S’inscrivant dans le cadre de la huitième thématique, cet atelier a été organisé avec l’appui d’experts européens, notamment de l’organisme de soutien technique à l’autorité belge Bel V (Belgique) et de l’Autorité française de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR, France), au profit des représentants des autorités de sûreté nucléaire du Royaume du Maroc, de l’Égypte, du Ghana, du Nigeria et de l’Afrique du Sud.

Les travaux de cet atelier ont porté sur l’utilisation des standards de l’AIEA en matière de leadership et de culture de sûreté, ainsi que les bonnes pratiques internationales, notamment en Europe. Ces travaux ont également permis l’élaboration de feuille de route pour les autorités africaines, en vue de promouvoir ces concepts et de les incorporer dans leurs systèmes de management intégrés, ainsi que dans leurs programmes de développement des capacités en matière de sûreté et de sécurité.

Cette participation témoigne de l’engagement constant de l’AMSSNuR à renforcer la coopération régionale et à promouvoir les normes les plus élevées en matière de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques.


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4 juillet 2025

Vienne, Autriche – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), représentée par son Directeur Général, Monsieur Saïd MOULINE, a pris part à la Réunion du Comité de Pilotage du Forum de Coopération Réglementaire (RCF) et à la réunion de soutien y afférente, organisées par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) du 24 au 27 juin 2025 à Vienne, en Autriche.

Créé en 2010, le Forum de Coopération Réglementaire (RCF) constitue une tribune et un lieu où les organismes de réglementation des pays nucléarisés cherchent à promouvoir et améliorer la collaboration et la coordination avec ceux qui prévoient d’étendre ou d’introduire l’utilisation de l’énergie nucléaire et également avec les organisations internationales concernées.

A l’occasion de cette réunion, les Membres du RCF ont pu examiner l’état d’avancement du développement de l’infrastructure réglementaire chez les bénéficiaires actifs bénéficiant, discuter les mécanismes de coopération pour favoriser l’échange de connaissances et d’expériences entre les membres du forum, examiner les indicateurs clés de performance de chaque projet de coopération et prendre des décisions sur des questions importantes liées aux politiques et stratégies.

Lors de cette réunion de haut niveau, M. Mouline a exposé la stratégie de renforcement des capacités réglementaires de l’AMSSNuR, réaffirmant sa volonté de se positionner comme une autorité forte, exemplaire et indépendante, pleinement engagée dans la protection des personnes et de l’environnement face aux effets nocifs des rayonnements ionisants. Il a mis en lumière plusieurs actions structurantes, en soulignant l’importance d’une coopération accrue à la fois sur le plan national et international avec des institutions, des partenaires techniques à l’instar de l’AIEA, le GNSSN et le RCF, ainsi qu’avec le milieu académique. M. Mouline a également rappelé la création de l’École Africaine des Régulateurs de la Sûreté Radiologique, mise en œuvre avec l’appui de l’AIEA, en tant que plateforme continentale de formation, de mentorat et d’échange d’expertise au service du développement des compétences réglementaires en Afrique. En outre, M. Mouline a souligné le rôle en tant que centre collaboratif de l’AIEA pour la préparation et la réponse aux situations d’urgence ainsi que pour la sécurité nucléaire, avec plus de 90 activités organisées depuis sa désignation. Enfin, il a mis en avant la certification ISO 9001 obtenue pour le Système de Management Intégré, illustrant l’engagement ferme de l’AMSSNuR en matière de gouvernance, de rigueur organisationnelle et d’amélioration continue.

M. Mouline a également mis en exergue les défis liés à la durabilité des capacités réglementaires, notamment en matière de gestion des minerais radioactifs et de préparation aux situations d’urgence, en formulant des demandes de soutien ciblées auprès du RCF.

En clôture, la participation de l’AMSSNuR à ces travaux a illustré, une fois de plus, son rôle dynamique dans le raffermissement de la coopération internationale et la veille réglementaire, son implication stratégique dans les réseaux de l’AIEA, et sa volonté d’apporter le soutien aux pays africains dans la mise à niveau de leurs cadres réglementaires.


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4 juillet 2025

Vienne, Autriche – Dans un paysage numérique en constante évolution, où la désinformation peut se propager à la vitesse de l’éclair, la gestion des crises nucléaires et radiologiques se trouve confrontée à de nouveaux défis. C’est dans ce contexte que l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a pris part, du 23 au 27 juin 2025 à Vienne, à une réunion technique internationale intitulée “Technical Meeting on Public Communication in Emergencies : Tackling Misinformation and Retaining Public Trust in Disruptive Information Environments” organisée par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Au cœur des débats : l’impact grandissant de l’intelligence artificielle (IA) sur la communication d’urgence et la nécessité d’une approche proactive face à ses implications.

L’avènement de l’IA générative a transformé la production de contenu, permettant la création rapide de textes, d’images et de sons d’un réalisme saisissant. Si cette technologie offre des opportunités inédites pour renforcer la communication officielle en temps de crise, elle représente également un risque majeur de propagation de fausses informations, capables de semer la panique et de brouiller les messages essentiels. Face à ce dilemme technologique, l’AMSSNuR a clairement exprimé sa position : l’IA doit être un allié dans la lutte contre la désinformation.

L’intervention de l’AMSSNuR a souligné l’urgence de développer des outils basés sur l’IA pour détecter rapidement les contenus trompeurs, renforcer la vérification des faits et amplifier la diffusion de messages fiables. L’objectif est double : préserver la confiance du public, élément fondamental en situation de crise, et garantir une coordination optimale avec l’ensemble des acteurs impliqués, qu’il s’agisse des opérateurs ou des institutions concernées.

La participation active de l’AMSSNuR à ce dialogue international, aux côtés de représentants de plus de 55 pays, témoigne de son engagement à adhérer à la sphère des nouvelles technologies de manière éthique, stratégique et résiliente, et de les intégrer dans ses dispositifs de sûreté nucléaire. À l’ère des algorithmes, la maîtrise de l’information s’impose plus que jamais comme une composante essentielle de la sûreté et de la sécurité nucléaire et radiologique. L’AMSSNuR, par son approche éclairée, se positionne ainsi comme un acteur clé dans la construction d’une réponse robuste et adaptée aux défis de demain.


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10 juin 2025

Pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) publie dans son rapport annuel de mise en œuvre des garanties nucléaires au titre de l’année 2024 que le Royaume du Maroc bénéficie de la conclusion élargie attestant que toutes les matières nucléaires présentes sur le territoire national sont exclusivement utilisées à des fins pacifiques.

Cette attestation reflète la robustesse de l’infrastructure réglementaire du Royaume, son engagement indéfectible en faveur de la transparence nucléaire, ainsi que le strict respect des obligations internationales en matière de non-prolifération des matières nucléaires.

S’agissant du niveau d’assurance le plus élevé accordé par l’AIEA, cette conclusion est la concrétisation de plusieurs années d’activités de vérification effectuées dans le cadre de l’accord de garanties généralisées et de son protocole additionnel, ratifiés par le Royaume du Maroc respectivement en 1975 et en 2011.

Ces activités de vérification concernent à la fois les informations fournies sur les installations nucléaires, les emplacements hors installations, leurs opérations, ainsi que sur les matières et technologies nucléaires.

Ce résultat témoigne des efforts importants déployés par l’AMSSNuR et les autres parties nationales concernées pour assurer la mise en œuvre des engagements pris par le Royaume du Maroc dans le cadre du traité de non-prolifération et des accords conclus avec l’AIEA.


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3 juin 2025

Rabat, Maroc – 2 juin 2025 – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) abrite, du 2 au 5 juin 2025 à Rabat, la 22ème réunion du Comité de Pilotage du Forum des Organismes de Réglementation Nucléaire en Afrique (FNRBA), un réseau régional soutenu par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Cet événement majeur rassemble les plus hautes instances des autorités réglementaires africaine, ainsi que des représentants de l’AIEA, de la Commission Européenne (CE), de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE) et d’autres organismes clés comme l’Autorité française de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR).

Le FNRBA, créé en 2009, regroupe actuellement les autorités nucléaires et radiologiques de 34 pays africains membres de l’AIEA. Il constitue une plateforme régionale pour l’échange d’expériences, le partage des connaissances et le renforcement des capacités réglementaires conformément aux normes internationales.

Dans son discours d’ouverture, Monsieur Saïd MOULINE, Directeur Général de l’AMSSNuR et Président du GNSSN, a souligné l’importance cruciale de cette rencontre dans un contexte mondial caractérisé par l’évolution rapide des technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR) et les défis liés au changement climatique. Il a rappelé la responsabilité partagée des régulateurs africains pour garantir que le développement et l’application des technologies nucléaires et radiologiques sur le continent s’effectuent en toute sûreté, sécurité et en pleine conformité avec les normes internationales.

« Alors que l’utilisation des rayonnements ionisants s’étend dans des secteurs clés tels que la santé, l’industrie, l’agriculture, la recherche et l’énergie à travers notre continent, notre responsabilité réglementaire n’a jamais été aussi critique, » a déclaré M. MOULINE. « Cette croissance, bien que porteuse de bénéfices substantiels, exige une supervision réglementaire forte, des approches harmonisées et un renforcement soutenu des capacités. »

M. MOULINE a également mis en exergue l’engagement du Maroc dans ce domaine, notamment à travers l’adoption de la loi n° 142-12 en 2014 et la création subséquente de l’AMSSNuR en 2016. Il a détaillé la vision stratégique de l’Agence, axée sur la modernisation des processus réglementaires, la digitalisation, le renforcement des compétences, la communication avec les parties prenantes et l’alignement sur les standards de l’AIEA, reflétant un engagement ferme envers la transparence, la qualité et la bonne gouvernance.

En rappelant l’importance de la coopération régionale et internationale, M. MOULINE a mis en avant le rôle actif de l’AMSSNuR au sein de plusieurs réseaux tels que le FNRBA, le GNSSN et l’ANNuR, ainsi que la conclusion de plus de vingt accords de coopération, positionnant l’AMSSNuR comme un partenaire de confiance pour le renforcement des capacités, tant en Afrique qu’au-delà. À cet égard, le lancement, en février 2025, d’un projet de coopération d’envergure, dans le cadre de l’Instrument de coopération en matière de sûreté nucléaire (INSC) de la Commission européenne, et coordonné depuis le Maroc au profit des États membres du FNRBA, a été cité comme une illustration concrète de cet engagement.

Un point notable de l’agenda concerne l’analyse approfondie des besoins régionaux. À cet égard, M. Reda NOUR, Secrétaire Général de l’AMSSNuR et Coordonnateur de la région Afrique du Nord au sein du FNRBA, a présenté une analyse détaillée des besoins en matière de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques pour les États membres nord-africains. Basée sur des auto-évaluations conformes aux normes de l’AIEA, cette présentation a mis en lumière les défis communs de la région. Malgré des avancées notables, comme celles illustrées par le Maroc (AMSSNuR) et l’Égypte (ENRRA) dans l’établissement de cadres réglementaires considérables, d’autres priorités persistent tel que le renforcement continu des infrastructures réglementaires, le développement des capacités, et la promotion d’une culture de sûreté et de sécurité.

La 22ème réunion du Comité de Pilotage du FNRBA aborde un agenda riche et diversifié, incluant des mises à jour sur les collaborations avec les partenaires internationaux (UE, NNSA/US DoE, AEN, HERCA, CIPR, GNSSN), les priorités de l’AIEA en matière d’assistance régionale, les avancées des groupes de travail thématiques, l’analyse des besoins régionaux et la mise en œuvre du plan stratégique du FNRBA.


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26 mai 2025

Vienne, le 30 avril 2025 – La 22ᵉ réunion du comité de pilotage du Réseau mondial pour la sûreté et la sécurité nucléaires (GNSSN) s’est tenue à Vienne, du 28 au 30 avril 2025, sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cette rencontre, a connu la participation de Monsieur Reda NOUR, Secrétaire Général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), en remplacement de Monsieur Saïd MOULINE, Directeur Général de l’AMSSNuR et Président du GNSSN, a constitué une occasion stratégique pour évaluer les réalisations dudit réseau et tracer les lignes directrices des actions futures.

La réunion a offert une plateforme pour passer en revue les avancées majeures du GNSSN, avec un accent particulier sur le renforcement des capacités à travers des programmes de formation conçus pour soutenir les États membres dans le développement de leurs infrastructures de sûreté et de sécurité nucléaires. Elle a également permis d’examiner les progrès réalisés par les réseaux régionaux, en vue de raffermir une coopération interrégionale accrue et de mieux synchroniser les efforts internationaux.

Par ailleurs, le plan d’action 2025-2026 a été rigoureusement révisé afin d’assurer un alignement optimal avec les défis émergents en matière de sûreté et de sécurité nucléaires. Cette démarche vise à adapter les stratégies du GNSSN à l’évolution constante du contexte global et à renforcer la résilience des systèmes nationaux.

Les conclusions de la réunion ont mis en lumière l’importance capitale de consolider la collaboration entre les États membres pour promouvoir le partage des connaissances et des meilleures pratiques, dans le but de renforcer les systèmes de régulation nucléaire. La rencontre a également souligné la nécessité d’intensifier les efforts pour appuyer les États dans le renforcement de leurs cadres juridiques nationaux, à travers l’organisation d’ateliers de formation et l’examen des dispositifs législatifs et réglementaires en place, afin de garantir une gestion sûre et durable des technologies nucléaires.

En somme, le GNSSN s’affirme, une fois de plus, comme un vecteur essentiel de coopération internationale en matière de sûreté et de sécurité nucléaires, jouant un rôle central dans la mise en réseau des compétences et le partage d’expertise entre les États membres, tout en œuvrant pour une utilisation responsable et sécurisée des technologies nucléaires à travers le monde.

Il est à noter que la prochaine réunion du comité de pilotage est prévue pour le dernier trimestre 2025.


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8 avril 2025

Vienne, 17-28 mars 2025 – Conformément aux dispositions de la convention commune de la sûreté de gestion des déchets radioactifs et de la sûreté du combustible usé, ratifiée par notre pays en 2002, une délégation nationale composée des représentants de l’Ambassade du Maroc à Vienne/Autriche,  l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) et le Centre National d’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) a participé du 17 au 28 mars  2025 aux travaux de la 8ème réunion d’examen des rapports nationaux par les parties contractantes.

En ouvrant les travaux de cette huitième réunion, le Directeur Général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (IAEA), Monsieur Rafael GROSSI, a souligné l’intérêt croissant des États membres pour la technologie des petits réacteurs modulaires (PRM) et a précisé que cette rencontre constitue une occasion opportune et cruciale pour réfléchir aux enseignements tirés du passé et de réaffirmer l’importance d’une planification et d’une mise en œuvre précoces des politiques et stratégies de gestion sûre des déchets radioactifs et du combustible usé pour l’avenir.

Organisée au siège de l’AIEA à Vienne/Autriche, cette 8ème réunion a pour objectifs de présenter les rapports nationaux des pays contractants portant sur la sûreté de gestion des déchets radioactifs et du combustible usé dans le cadre d’un processus efficace, rigoureux et transparent conduisant à l’identification des bonnes pratiques et des bonnes performances et permettant de renforcer davantage le régime mondial de la sûreté. Ainsi, plus de 1000 délégués, représentant les 77 pays contractants à cette convention répartis en huit Groupes, se sont réunis pendant dix jours pour partager leurs expériences et les enseignements tirés de la gestion sûre, sécurisée et responsable du combustible usé et des déchets radioactifs et également pour apporter les clarifications aux différentes questions posées à chaque pays.

S’agissant du rapport national, le représentant de l’AMSSNuR, en sa capacité du point focal de cette convention, a délivré, le 18 mars 2025, la présentation marocaine dans le cadre des travaux du Groupe 5 où se trouve notre pays avec le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Argentine, EURATOM, la Thaïlande, le Benin, l’Érétrie, le Madagascar et l’Oman.

Cette présentation a porté sur le programme national de la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé notamment le cadre législatif, réglementaire et institutionnel impliqué dans ce processus ainsi que l’inventaire national des déchets radioactif et des sources scellées radioactives hors usage. Elle a couvert également les évolutions du programme national depuis la 7ème réunion d’examen, en 2023, ainsi que les problèmes communs qui y ont été identifiés et les efforts déployés par le Maroc pour améliorer la sûreté de gestion des déchets radioactifs. Dans ce même cadre, la présentation nationale a été focalisée sur les réponses aux questions et commentaires posés au Maroc lors du processus de la 8ème réunion d’examen aussi bien que les actions de bonnes pratiques et les bonnes performances entreprises par notre pays.

À l’issue de cette présentation, les représentants des parties contractantes du Groupe 5 ont apprécié les efforts déployés par notre pays en termes d’approche réglementaire adoptée et des pratiques opérationnelles mises en place pour renforcer et assurer, à long terme, la sûreté de la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé. 

Quant au volet réglementaire, les membres du Groupe 5 ont salué le développement et la certification du système de gestion intégré de l’AMSSNuR qu’ils ont qualifié de bonne pratique contribuant à la bonne gouvernance et à la promotion de la culture de sûreté. Cette bonne pratique sera répertoriée dans la base de données de la convention commune ouverte à toutes les parties contractantes.

En ce qui concerne les bonnes performances encouragées par la convention commune, les résultats des missions EPREV et IRRS, abritées par notre pays respectivement en 2022 et 2023, ainsi que les efforts fournis au niveau national ont été hautement appréciées comme étant des valeurs de transparence et de bonne gouvernance à partager au niveau régional et international.

Il convient, par ailleurs, d’indiquer que, sur proposition de la présidence de cette 8ème réunion, le Maroc a été invité à une table ronde qui a lieu le 24 mars 2025 dont l’objectif est de partager son expérience dans le domaine du Knowledge Management appliqué à la gestion des déchets radioactifs et la gestion des sources radioactives scellées hors usage au niveau national.  


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8 avril 2025

Dans le cadre de la coopération technique avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a participé en tant qu’observateur à l’exercice international de prévention des catastrophes nucléaires. Cet événement, baptisé FY2024, s’est tenu du 14 au 17 février 2025 au Japon.

L’exercice s’est déroulé à deux lieux clés : la préfecture de Kagoshima et le siège de l’Autorité de Réglementation Nucléaire (NRA) à Tokyo. Des représentants de plusieurs pays, dont le Maroc, se sont réunis pour partager leurs connaissances et leurs meilleures pratiques en matière de gestion des urgences nucléaires et radiologiques.

En tant qu’observateur, l’AMSSNuR a pu suivre de près cet exercice qui avait pour objectif de tester les plans d’urgence en cas de catastrophe, avec un scénario réaliste : un tremblement de terre frappant également la centrale nucléaire de Sendai. Parmi les actions clés qui ont été simulées :

  • L’évacuation de 1300 résidents vers des zones sécurisées, une opération complexe mais essentielle pour protéger les populations.
  • L’utilisation des technologies de pointe, comme des drones et des robots pour surveiller et intervenir dans les zones dangereuses pour les humains.
  • Une coordination renforcée entre les autorités locales et nationales, afin d’assurer une réponse rapide et efficace en cas de crise.
  • La mise en place de systèmes innovants, comme des QR codes, pour suivre et gérer les populations évacuées.

Cette participation témoigne de l’engagement de l’AMSSNuR à renforcer la coopération internationale et de son rôle actif dans le partage d’expérience et le développement des capacités nécessaires pour faire face aux situations d’urgence nucléaire ou radiologique, tant au niveau national qu’international.